« Semaine de la Danse » à l’Institut français du Gabon – Rencontre avec Gaëll Ikonda

Gaëll Ikonda est une danseuse chorégraphe gabonaise, directrice artistique de la compagnie SOLIK. Dans le cadre de la Semaine de la Danse à l’Institut français du Gabon (IFG), elle a participé le 25 octobre 2017 au spectacle organisé par le studio « Corps Accord », avec sa création « Etats d’Ame », et présentera le 27 octobre 2017 deux autres créations : un solo intitulé « Ne m’oublie pas » et un duo intitulé « ALBI ».

Affiches du solo "Ne m'oublie pas" et du duo "Albi" le 27 octobre 2017 à l'Institut français du Gabon - JPEG

Son parcours professionnel

Gaëll a commencé la danse au sein de la compagnie NO LIMIT en 2004, encadrée par les chorégraphes gabonais Arnaud Ndoumba et Micka Assama. En 2006, elle fait partie de la délégation gabonaise à l’Opéra de Chine pour le sommet sino-africain en danse à Beijing. En 2010, elle est choisie pour chorégraphier la pièce « Vert, Jaune, Bleu » pour le cinquantenaire de l’indépendance du Gabon.

Elle décide ensuite d’entreprendre des études de danse. Elle participe à diverses formations professionnelles, par exemple en Afrique du Sud, au Sénégal (Ecole des Sables), au Cameroun et au Mali. La plupart de ces formations concernent la danse contemporaine, aimant l’idée de pouvoir créer, parler et débattre d’un sujet avec cette danse, mais elle s’essaie également au hip hop et à d’autres styles.

En 2013, avec le duo « Rencontre » qu’elle compose avec sa compatriote Maureen Abessolo, elle participe aux 7ème Jeux de la Francophonie à Nice. La même année, elle prend part au festival de danse contemporaine Akini Aloubou/Saison Danse Gabon à l’IFG avec la pièce collective STOP. En 2014, elle part en tournée africaine avec son solo « Résistance ». Elle participe à différentes éditions du « Plateau Jeune Création » organisé par l’IFG en 2014 et 2015 et y fait la connaissance du chorégraphe nigérian Qudus Onikeku, à la tête de la compagnie YK Project. Il lui propose de participer à la création de la pièce « We Almost Forgot », qui sera présentée en Allemagne, en France, au Cameroun et au Nigéria. Elle passe l’année 2016 en résidence avec Qudus Onikeku entre la France et l’Allemagne.

Focus sur ses diverses créations présentées dans le cadre de la « Semaine de la Danse »

Le 25 octobre 2017, elle a présenté sa création « Etats d’Ame » lors du spectacle organisé par le studio « Corps Accord » à l’IFG. Ce soir, elle présentera deux autres créations : le solo « Ne m’oublie Pas » et le duo « ALBI » avec le mannequin albinos Chriis Warren Ebaneth.

Avec le solo « Ne m’oublie pas », elle veut valoriser son patrimoine culturel, en mélangeant divers styles avec des éléments traditionnels, pour moderniser le style traditionnel. Elle tient à créer une œuvre qui lui ressemble en puisant d’où elle vient. Elle souhaite aussi, avec cette création, traiter de sujets tels quel le VIH, pour ne pas oublier que le combat continue.

Avec le duo « ALBI », elle souhaite dénoncer la persécution et les maltraitances subies par beaucoup d’albinos en Afrique, notamment en Afrique australe, et aller au-delà des préjugés, en éveillant les consciences grâce à sa création. Elle cite ainsi le chanteur malien Salif Keita, lui-même albinos : « En Afrique, c’est l’ignorance qui conduit à sacrifier des albinos ».

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Gaëlle Ikonda se faisant peindre par l’artiste Mata Brigitte Osmont
Crédits : Mata Brigitte Osmont
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« We Almost Forgot » du chorégraphe nigérian Qudus Onikeku
Crédits : YK Project

Dernière modification : 30/10/2017

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