Rencontre avec le violoniste gabonais Antoine Sima - Concert « Violon et Traditions » à l’Institut français du Gabon le 26 janvier 2018

Antoine Sima est une jeune violoniste gabonais, directeur de l’école de musique Mekôm School of Arts et professeur de musique à l’École Ruban Vert. Il présentera un récital de violon classique et un « mélange des genres » plus traditionnel lors de son concert « Violons et Traditions » le 26 janvier 2018 à l’Institut français du Gabon (IFG).

Antoine Sima et son violon - JPEG

Son parcours professionnel

Antoine Sima est né et a grandi à Libreville. Issu d’une famille de musiciens, il a débuté le violon à l’âge de 6/7 ans au conservatoire de musique situé à l’époque dans le quartier Louis. A partir de 1997, il continue de jouer avec son professeur serbe Ivan Trickovic jusque vers 2005. Puis il part au Sénégal pour faire du droit avant de retourner à la musique en 2008, année où il s’inscrit au département de musique de l’université Concordia à Chicago. Il s’essaye à plusieurs instruments au cours de sa formation, mais son instrument principal reste le violon. En 2013, il rentre au Gabon et crée son école de musique, la Mekôm* School of Arts, où il dispense des cours de violon. La même année, il est recruté par l’École Ruban Vert en tant que professeur de musique. Il aimerait emmener ses élèves à découvrir différentes familles d’instruments plus traditionnels du Gabon mais doit pour cela trouver un système d’enseignement adapté.

* Mekôm est un mot en langue fang qui désigne un type d’artiste complet, « touche à tout ».

Focus sur son concert « Violon et Traditions » à l’Institut français du Gabon

Son concert « Violon et traditions » à l’IFG le 26 janvier 2018 va de pair avec son album Ndoubane*, qui propose un genre novateur, fusionnant violon et instruments traditionnels du Gabon (cithare, mougongo, percussions, etc.). La première partie du concert sera plus « classique », son répertoire étant composé notamment de Paganini, Bach et Ysaye. La deuxième partie sera volontairement plus « traditionnelle », comme un retour aux sources, avec l’ajout d’instruments traditionnels gabonais. Il évoque ainsi un « mélange des genres ». Lors de son séjour à Chicago, il s’est rendu compte qu’au Gabon il n’existe pas de répertoire spécifique au violon et a fait le constat de ne pouvoir être un « ambassadeur de son pays ». Il s’est alors attelé à mélanger les genres, en associant les instruments locaux tels que la cithare ou le mougongo, qui souvent ne proposent qu’une sonorité, avec le violon. Il s’agit pour lui de mettre en valeur ces instruments traditionnels gabonais, tout en éveillant le public à son instrument de prédilection, le violon. Au total, il y aura une dizaine de musiciens sur scène, ainsi que des danseurs.

* Ndoubane est un mot en langue fang qui signifie « rencontre ».

Antoine Sima en train de répéter dans sa chambre à Chicago - JPEG

Dernière modification : 19/01/2018

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