Les plus anciennes preuves de la présence humaine dans le bassin du Congo enfin datées

Des premières recherches menées dans les années 80 avaient permis la découverte d’outils de pierre taillée, révélant ainsi une très ancienne présence de l’homme estimée à près de 400 000 ans selon des critères géomorphologiques et paléoclimatiques.

Le Parc National de la Lopé au Gabon est un site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 2007 sous le nom de « Écosystème et paysage culturel relique de Lopé-Okanda ». Il est qualifié de mixte (nature/culture) à cause de ses remarquables paysages de forêts-savanes ainsi que pour ses nombreux vestiges de cultures passées. Les résultats préliminaires obtenus montrent que ces outils datent d’au moins 620 000 ans et au plus 850 000 ans représentant ainsi la plus vieille preuve de la présence humaine dans le bassin du Congo en Afrique centrale atlantique. Ces résultats montrent donc une formidable avancée dans notre connaissance de l’évolution de nos ancêtres qui pourraient non seulement bouleverser les modèles établis sur l’histoire de nos origines mais également contribuer à une meilleure compréhension des changements climatiques anciens.

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A propos Richard Oslisly, le géoarchéologue français

Richard Oslisly explore le Gabon depuis plus de 40 ans. Docteur en Préhistoire Africaine, il a « fait » l’archéologie du Gabon. Découvreur des gravures rupestres du Parc National de la Lopé, du rôle rituel des grottes de Lastoursville dans le passé, de l’exceptionnelle grotte sépulcrale d’Iroungou, Richard Oslisly poursuit ses recherches sur les plus vieilles traces humaines dans le site mixte du patrimoine mondial de Lopé-Okanda. Il milite pour une archéologie préventive effective sur tous les grands travaux et a écrit dans l’un de ses ouvrages "Le sous-sol du Gabon est déjà riche en pétrole, manganèse, fer, mais il est aussi riche d’un patrimoine culturel archéologique insoupçonné. Il y a sous terre un héritage enfoui qui ne doit pas être négligé ou perdu mais qu’il faut au contraire pouvoir transmettre aux générations futures".
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Richard Oslisly, de géo-archéologue français
Crédits photos : AFP

Dernière modification : 06/07/2020

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