Lancement des rencontres « 1 Ambassadeur - 1 Entrepreneur - 1 Région 2018 » par M. Jean-Yves Le Drian (27 août 2018)

L’ambassadeur Dominique Renaux, qui vient de quitter ses fonctions, et son successeur l’ambassadeur Philippe Autié, étaient présents aux rencontres « 1 Ambassadeur - 1 Entrepreneur - 1 Région 2018 », lancées hier par Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, afin d’échanger avec les entrepreneurs français intéressés par les opportunités offertes par le Gabon.

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L’ambassadeur Dominique Renaux et son successeur l’ambassadeur Philippe Autié, étaient présents aux rencontres « 1 Ambassadeur - 1 Entrepreneur - 1 Région 2018 » afin d’échanger avec les entrepreneurs français intéressés par les opportunités offertes par le Gabon.
Crédits : Ambassade de France.

Retrouvez le discours de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, lors de l’ouverture de la conférence des ambassadeurs (Paris, 27 août 2018), à l’occasion du lancement des rencontres « 1 Ambassadeur - 1 Entrepreneur - 1 Région 2018 » :

« Mesdames, Messieurs

Merci de m’accorder, à moi-même et à Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’État, quelques minutes d’attention au moment où je suis censé dans quelques instants de donner le gong du début de cette rencontre qui s’appelle désormais « 1 Ambassadeur – 1 Entrepreneur – 1 Région ». C’est la quatrième édition de ces rencontres. Merci d’être présents, merci aussi d’y apporter toute votre détermination et votre tonicité. C’est une méthode, comme vous le savez qui est simple et ambitieuse et qui est surtout très pragmatique et qui permet aux entrepreneurs qui sont là, aux ambassadeurs qui sont là de confronter leurs points de vue, pour les uns de découvrir la réalité des pays dans lesquels ils souhaitent retourner, pour les autres d’abord déjà des approches sur les projets qu’ils auront à accompagner plus tard.

C’est l’état d’esprit dans lequel nous sommes. Il y aura cet après-midi, plus de 1.500 entretiens qui vont avoir lieu. Il y a présents aujourd’hui 400 entrepreneurs.

C’est une opération importante, je sais comme vous que les chiffres du commerce extérieur du premier semestre sont sortis, ils nous signifient l’ampleur du chemin qu’il reste à parcourir. Même si on peut, sur ces chiffres, prendre la part qui revient à l’augmentation du coût de l’énergie, cela ne suffit pas à l’explication.

Et l’on sait très bien qu’il y a, dans cette insuffisance, des vérités structurelles, singulièrement sur les questions liées à l’industrialisation de notre pays.

On sait aussi qu’il y a dans ce constat que je peux faire depuis un an, le fait que seul un certain nombre d’entreprises concentrent nos exportations. Il ne faut pas les négliger, c’est elles qui les portent. Mais ce n’est pas suffisant puisque nous avons un nombre d’entreprises à l’exportation infiniment plus faible que nos propres concurrents, y compris nos voisins, y compris et même l’Italie.

Nous devons agir dans ce domaine comme il nous faut aussi agir dans le fait que notre offre à l’exportation aujourd’hui se focalise sur certains secteurs, et pas sur d’autres et c’est une source de fragilité en fonction de la conjoncture.

On sait aussi que nous avons une forte concurrence internationale.

Pour tout cela, il faut que nous relevions le défi ensemble, surtout à un moment où la France a le vent en poupe sur la scène internationale, je ne peux que le constater dans chacun de mes déplacements, je pense que vous aussi. Donc, il serait dommageable que nous n’utilisions pas cette nouvelle image, cette nouvelle force d’attractivité pour faire en sorte que cela se traduise aussi par une rénovation de nos capacités à l’exportation.

Depuis l’année dernière, un certain nombre de réformes ont été engagées. Je ne vais pas ici vous les décliner mais les principes que j’avais évoqués l’année dernière sont désormais en train de se mettre en place.

Il s’agit essentiellement de simplifier, fluidifier, renoncer à la fragmentation de nos outils, à la fois dans les pays d’accueil, dans les pays d’intervention, mais aussi sur le territoire national. Je suis pour ma part convaincu que le défi de l’exportation doit d’abord se relever au niveau national par la diffusion et une culture de l’exportation et par le refus de laisser l’exportation uniquement à un certain nombre d’acteurs qui ont fait leurs preuves et continueront à le faire. Mais ce n’est pas suffisant, on le voit bien.

C’est pour cette raison que nous avons souhaité qu’il y ait à la fois unicité de guichet à l’entrée et unicité de guichet à la sortie.

L’unité de guichet à l’entrée, c’est sous l’autorité des présidents de région, qui eux-mêmes décident de l’outil qui accompagne cette démarche, pour que les entreprises aient un seul interlocuteur qui puisse les guider en fonction de leurs projets et de leurs compétences.

Et, à l’arrivée, c’est la même chose : un seul outil sous l’autorité, la responsabilité de l’ambassadeur.

C’est ainsi que nous voulons passer d’une logique de coordination qui était plus ou moins bien faite, à une logique de l’intégration.

C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité avoir avec les régions, qui ont la compétence économique, un dialogue fructueux, qui d’ailleurs s’est déjà manifesté par la signature de trois conventions que Jean-Baptiste Lemoyne a pu faire avec les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bourgogne-Franche-Comté et Hauts-de-France. Je me rendrai moi-même dans les jours qui viennent en Normandie pour signer un partenariat avec le président Hervé Morin.

Donc, nous sommes dans cette logique « 1 ambassadeur – 1 entrepreneur – 1 région ». Nous sommes dans la logique de faire en sorte que l’équipe France se décline par une vraie synergie entre tous les acteurs, avec une seule orientation, un seul but : faire en sorte que nous soyons performants et efficaces et c’est ce à quoi vous allez, nous allons contribuer dans la réunion de cet après-midi. Je salue tous ceux qui y contribuent.

Je voulais aussi vous inciter à vous rendre au comptoir de l’export cette après-midi, puisque plusieurs de nos partenaires seront présents : Business France, la Banque publique d’investissement, les douanes, le Medef, les chambres de commerce et d’industrie et la Confédération des petites et moyennes entreprises plus des opérateurs et évidemment, en plus de Business France, l’Agence française de développement et l’Institut national de la propriété industrielle. Ils ont toute leur place ici.

Mais sachez bien que ce combat est un combat qu’il faut que nous menions ensemble, avec beaucoup de détermination et que cette rencontre de cette après-midi est là pour inciter les uns et les autres à l’action.

Je me rendrai avec Jean-Baptiste Lemoyne dans les mois qui viennent dans chacune des régions pour bien clarifier la manière dont se passe la mobilisation pour l’exportation avec l’ensemble des acteurs qui voudront bien se joindre à nous. Et je veillerai aussi, toujours avec le soutien de Jean-Baptiste, à ce que, dans les déplacements que nous serions amenés à faire, on puisse identifier avec chacun des ambassadeurs la manière dont se passe l’unité guichet à l’arrivée. Pour qu’il y ait une vraie transparence, fluidité, efficacité qui se mettent en place. Je sais que c’est déjà en partie le cas mais nous avons souhaité faire en sorte que ce soit encore plus efficace puisque l’enjeu est tout à fait essentiel.

Voilà dans quel état d’esprit nous nous trouvons. Merci d’être présents.
Donc, je déclare ouverte ces rencontres « 1 Ambassadeur - 1 Entrepreneur - 1 Région ». Merci de votre travail./. »

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Ouverture des rencontres « 1 Ambassadeur - 1 Entrepreneur - 1 Région 2018 » par le ministre Jean-Yves Le Drian.
Crédits : France Diplomatie.

Dernière modification : 29/08/2018

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