Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) - Rencontre avec Martha Nigg et Quentin Lejarre, Volontaires Internationaux en Administration (VIA)

Nous sommes allés à la rencontre des deux volontaires français en administration mis à disposition du Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF), Martha Nigg et Quentin Lejarre, afin d’en savoir plus sur leur parcours et leurs missions.

Quentin Lejarre et Martha Nigg devant le bâtiment central du CIRMF. - JPEG

Le Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF)

Logo du Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF). - JPEG

Le Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) est une association à but non lucratif reconnue d’utilité publique qui agit en faveur du soutien au système de santé publique, la recherche et la formation, créée en 1974 sur une initiative franco-gabonaise.

Initialement créé pour étudier les problèmes d’hypo fécondité qui semblaient toucher la population gabonaise dans les années 70, le Centre International de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF) a réorienté ses activités au début des années 80, principalement sur les deux grandes pandémies qui allaient toucher l’ensemble du continent africain et plus généralement le monde entier, à savoir le VIH sida et le paludisme.

A la fin des années 90, face à l’émergence de nouvelles maladies, telles que la fièvre hémorragique Ebola, la fièvre chikungunya et la pandémie H1N1, le CIRMF a su de nouveau s’adapter à l’actualité médicale pour mettre toutes ses forces dans la recherche de ces nouvelles maladies qui affectèrent gravement le continent africain et plus particulièrement le Gabon.

Aujourd’hui, le CIRMF focalise l’ensemble de ses activités sur les maladies infectieuses en mettant l’accent sur le rôle de veille microbiologique et d’aide à la santé publique au Gabon et également dans l’ensemble de la sous-région d’Afrique centrale, la recherche et la formation.

Source : Site internet du CIRMF

L’attaché de coopération « gouvernance et développement » de l’Ambassade de France, à l’occasion de son déplacement en province du 27 juillet au 3 août 2018, a pu rencontrer Martha Nigg et Quentin Lejarre, deux volontaires français en administration mis à disposition du CIRMF. Nous vous les présentons ci-dessous.

Déplacement de l'attaché de coopération « Gouvernance et Développement » en province (27 juillet – 3 août 2018) - Visite du CIRMF et rencontre avec Quentin Lejarre et Martha Nigg. - JPEG

Martha Nigg, ingénieur en biologie moléculaire

Manipulation en laboratoire - Martha Nigg. - JPEG

Martha Nigg est docteure en biologie.

De mère française et de père suisse, elle a suivi ses études à Montpellier, où elle a obtenu un master en biologie fonctionnelle des plantes avant de s’envoler pour le Québec afin de faire une thèse sur la maladie de l’orme, en particulier sur les facteurs influençant la virulence du champignon responsable de cette maladie.

Après 4 années au Québec et une fois son doctorat en poche, elle est recrutée en tant qu’ingénieur en biologie moléculaire par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Elle part donc en Volontariat International en Administration (VIA) à Franceville au Gabon en septembre 2017 et travaille au sein d’une équipe multinationale sur la diversité génétique des moustiques vecteurs de maladies humaines et animales et leurs potentiels de transmission de pathogènes, plus largement l’entomologie médicale.

Elle s’épanouit grandement dans ses travaux de recherche et apprécie la proximité avec le terrain ainsi que les aspects techniques de manipulation. Globalement, c’est une expérience très enrichissante pour elle.

Martha Nigg et l'écogarde Marc Flaubert Nguangue Salamba dans les plateaux Batéké. - JPEG

Quentin Lejarre, ingénieur en microbiologie

Quentin Lejarre a obtenu un BTS en biotechnologie, puis une licence à Orléans en biologie moléculaire et cellulaire avant de faire son master 1 à Paris en infectiologie, microbiologie, virologie et immunologie. Il passe 6 mois à Stockholm en Erasmus dans le cadre de son master 1 puis part à Toulouse pour son master 2 en microbiologie appliquée et approches innovantes.

Il obtient son master 2 en septembre 2016 et réalise ensuite quelques missions en intérim avant d’être recruté en tant qu’ingénieur en microbiologie par le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères, pour servir sur un poste de VIA, en février 2017.

A son arrivée, il met en place un projet d’étude sur la diversité microbienne des tiques du Gabon en collaboration avec les équipes de microbiologie et d’entomologie présentes au CIRMF. L’année dernière, il ainsi fait beaucoup de terrain puis de laboratoire et il est maintenant en phase de rédaction/analyse, pour une publication de ses travaux sous peu.

Il est très heureux de son expérience au CIRMF et s’accorde avec Martha sur l’incroyable enrichissement à plusieurs niveaux, en particulier l’aspect technique. Ils ont tous deux pu découvrir le Gabon à travers la recherche, avec des zones de rayonnement allant des Plateaux Batéké à La Lopé. Quentin a même eu l’opportunité de se rendre à Moukalaba-Doudou.

Collecte de tiques à Bakoumba pour le projet de Quentin Lejarre. - JPEG

Rappel : qu’est-ce que le dispositif français « Volontariat International en Administration » (VIA) ?

Le Volontariat International en Administration (V.I.A) est destiné aux jeunes de 18 à 28 ans souhaitant travailler pour des services de l’État à l’étranger : dans les consulats, les ambassades, les services et les missions économiques français à l’étranger ou encore dans les services de coopération et d’action culturelle.

Les V.I.A peuvent être placés sous la tutelle du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères (environ un millier de volontaires chaque année), ou bien du Ministère de l’Économie, des Finances de l’Action et des Comptes publics (plus de 200).

A noter : Les postes de VIA sont ouverts aux ressortissants des États membres de l’Union européenne ou d’un autre État partie de l’accord sur l’Espace économique européen à l’exception des cas suivants :

- lorsqu’il s’agit de fonctions inséparables de l’exercice de la souveraineté ou qui comportent une participation directe ou indirecte à l’exercice de prérogatives de puissance publique de l’État ou des autres collectivités publiques ;
- lorsque les autorités du pays d’affectation requièrent que le volontaire en administration soit en possession d’un passeport de service pour exercer sa mission.

Source : Civiweb

Dernière modification : 26/09/2018

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